8 ans de prison ferme pour le chauffard accusé d'avoir tué Aymen après la demi-finale France-Maroc du Mondial de football 2022 - France 3 Régions

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8 ans de prison ferme pour le chauffard accusé d'avoir tué Aymen après la demi-finale France-Maroc du Mondial de football 2022  France 3 Régions

Douze ans ont été requis contre William C., notamment pour avoir renversé mortellement en voiture Aymen, 13 ans. Le verdict devrait tomber dans la soirée. • © FTV C. Agullo Coralie Pierre Publié le23/10/2025 à 17h23 Mis à jour le23/10/2025 à 20h00 Temps de lecture : 3 min Occitanie France3 Régions sur Facebook (Nouvelle fenêtre) France3 Régions sur WhatsApp (Nouvelle fenêtre) copier le lien Ajouter comme source préférée Il encourait jusqu'à 20 ans de prison, William C. est finalement condamné à 8 ans de prison ferme pour violences volontaires. Il était jugé pour avoir percuté mortellement le jeune Aymen, 13 ans dans le quartier de La Paillade, le 14 décembre 2022, après la demi-finale de la Coupe du monde France-Maroc.

William C. a, semble-t-il, convaincu. Alors que les réquisitions d'une cour criminelles oscillent normalement entre 15 et 20 ans de prison, le jeune homme de 23 ans est finalement condamné à 8 ans de prison ferme pour violences volontaires.

L'avocat général avait requis 12 ans de prison à l'encontre de William C. Ce jeune homme de 23 ans avait percuté trois piétons, un drame qui avait provoqué la mort de l'un d'entre eux, Aymen, alors âgé de 13 ans.

Durant son procès de deux jours, c'est à la famille d'Aymen que l'accusé a dû faire face, à qui il a d'ailleurs présenté ses excuses, ce mercredi 22 octobre 2025.

Mercredi, les débats entre avocats de la partie civile et de la défense étaient vifs. Tout l'enjeu de ce procès était de déterminer les circonstances de la mort d'Aymen. Tout commence par une victoire de la France, à l’issue de sa demi-finale de la coupe du monde contre le Maroc, le 14 décembre 2022.

William C., supporter de la France, paradait avec un drapeau tricolore au volant de la Citroën C4 de sa mère, avant de se retrouver à un feu rouge vers 22h30, pris en sandwich entre deux voitures de supporters marocains. L'accusé affirme alors que son drapeau tricolore a été arraché de sa voiture et que les hommes se montraient menaçants. Des éléments recoupés par les enquêteurs. Prenant peur, il fuit en faisant demi-tour sur les voies du tramway et percute au passage trois piétons, dont Aymen. Grièvement blessé, l'adolescent, qui avait regardé le match dans le snack de son grand frère avant de rejoindre ses amis pour faire la fête, est décédé peu après sa prise en charge.

Le chauffard conduisait alors sans permis, et sans assurance.

Jeudi matin, l'accusé a réaffirmé que, pour lui, c'était un "accident" et qu'il n'avait "pas vu" qu'il renversait plusieurs personnes, mettant son geste sur le compte de la panique. Il avait d'ailleurs pris la fuite pour l'Espagne pendant plusieurs jours, avant d'être interpellé, 12 jours après le drame, dans les Pyrénées-Orientales.

"Personne n'a dit qu'il voulait tuer des gens, mais il y a effectivement ce crime de violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a déclaré dans son réquisitoire l'avocat général, Robert Bartoletti, au second jour de ce procès devant la cour criminelle de l'Hérault. La défense, qui voulait que la Cour considère les circonstances et que les faits soient qualifiés d'accident, n'a pour autant pas su convaincre. 

"C'est pas la faute à pas de chance, c'est la faute uniquement à son comportement, à sa peur, à sa panique, à son désir de se sauver, à son moi d'abord", a-t-il poursuivi l'avocat général, en évoquant le "drame absolu" de la perte d'un enfant, qui plus un "jour de fête". Il écarte ainsi la thèse de l'accident, mais aussi de la légitime défense, estimant que le conducteur ne courrait pas un grave danger.

Parmi les trois piétons touchés ce soir-là par William C, une autre victime, blessée plus légèrement, est aussi sur le banc des parties civiles. 

William C. a 10 jours pour faire appel, mais son avocat confiait quelques minutes avant le verdict qu'il ne ferait pas appel s'il était condamné à moins de 10 ans de prison.

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https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/12-ans-requis-pour-le-chauffard-qui-avait-tue-aymen-lors-de-la-demi-finale-de-football-france-maroc-3238429.html
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